Kabylie, la politique du pire ...

Publié le par Salah Hannoun

[Kabylie, la politique du pire]

 

Depuis le mois d’avril dernier, la Kabylie est en deuil ; un imposant deuil. Tout en elle rappelle cette tragique réalité née de la mort et de la souffrance : les étendards noirs, les graffitis (dénonçant  particulièrement Bouteflika et les généraux), les portraits des 107 jeunes assassinés par des tireurs d’élites de la gendarmerie(ou peut-être d’un autre corps ?) qu’on rencontre dans les villages les plus reculés du Djurdjura. Tout ce tableau est peint pour dire simplement, huit mois après, que la colère et la digne douleur sont toujours omniprésentes, assaillantes. La volonté d’aller de l’avant pour que réparation soit faite, aussi. La réparation prend ici toute sa signification politico-judiciaire.

Et c’est la longévité extraordinaire de ce mouvement, pour ne pas dire exceptionnelle, qui est à la source de certaines interrogations ; ce faisant, dans la foulée, « on » remet en cause l’essence foncièrement pacifique et démocratique même de cette formidable dynamique citoyenne, la comparant, comble de la cécité politique aux actions insurrectionnelles d’un parti totalitaire, l’ex-FIS en l’occurrence. Idem pour ses objectifs dont la plate-forme a été explicitée à Larba N At-Yiraten, en octobre dernier. Certaines d’entres-elles (interrogations) peuvent être sincères quand elles appellent à « la sagesse des deux côtés », en faisant montre d’une naïveté politique, confondant les pratiques sanguinaires de ce pouvoir dictatorial avec la détermination des citoyens kabyles, qui n’ont que leurs torses nus à opposer aux balles explosives des forces de répression. D’autres, plus pernicieuses et certes inspirées, tente de discréditer  les structures qui portent ce mouvement depuis sa naissance, à savoir Larach et les autres comités de Daïras et communes, puisque ce sont elles qui portent le mouvement et qui l’animent.

C’est dans cette situation de floue et d’incertitude politiques qu’intervient votre dossier, « Que veut la Kabylie ? », paru dans le dernier(05) numéro de votre journal. Une analyse qui s’ajoute aux autres opinions et réflexions inhérentes à la nature de ce mouvement et à ses objectifs. Sans être d’accord avec et votre approche et vos conclusions, je me permets d’apporter quelques éléments de compréhension pouvant permettre à vos lecteurs de faire une synthèse, après la thèse que leur a livrée votre journal.

Au préalable, il me paraît important de défricher le terrain et ce, en posant une problématique plus en rapport avec la réalité dont les donnes sont têtues : quelles sont les raisons qui font que la Kabylie, région « des plus importantes du pays », pour vous reprendre, bascule dans une situation de « quasi-insurrection » ?  Quelle est la part de responsabilité des deux parties ?

Pour mieux cerner la situation, il est toujours utile de laisser les faits parler d’eux-mêmes.

Le 18 avril dernier, alors que toute la Kabylie préparait comme à l’accoutumée les festivités du 21ème anniversaire du printemps berbère(Tafsut n Imaziren), le premier du nouveau millénaire, un jeune lycéen, Guermah Massinissa, a été mitraillé(deux rafales de Kalachnikov), sans raison apparente(comme pour son arbitraire interpellation), dans l’enceinte de la brigade de gendarmerie des Ath-Douala, par un gendarme en service. La victime a succombé à ses blessures, après avoir subi des soins intensifs à l’hôpital Mustapha. Ceci à la veille du 20 avril. Le lendemain des marches qui ont eu lieu à Tizi-Ouzou et Bejaia, trois jeunes collégiens de Amizour, en flagrante violation de loi, ont été malmenés par des éléments du même corps de sécurité, en présence de leur professeur d’éducation physique, pour avoir scandé « pouvoir assassin » et « corrigez l’histoire, l’Algérie n’est pas arabe », parmi les slogans habituels du Mouvement Culturel Berbère(MCB). Ces deux actes répressifs peuvent apparaître comme des actes anodins, « des abus de pouvoir localisé et limité » (sic), si la tournure qu’a prise les événements, avec la meurtrière riposte des gendarmes, n’a pas été aussi apocalyptique. Aux protestations pacifiques des jeunes, marches et sit-in des lycéens, collégiens et étudiants, les balles explosives étaient la seule réponse, l’unique « sincère volonté de dialogue » dont a fait preuve le pouvoir de Bouteflika. A une exigence de dignité et de démocratie, ils ne recevaient que mépris et morts conjugués. Ce mouvement qui s’était mis en branle portait un message : il était inacceptable que l’assassinat de Massinissa, à plus forte raison commis par un élément des forces de sécurité, reste impuni. Les jeunes étaient décidés à mettre un terme à ce déni de droits, érigé par les pouvoirs successifs comme maxime de gouvernance ; dans cette colossale entreprise de citoyenneté, ils avaient besoin du soutien des autres, car sans se discréditer soi-même, on ne peut tout de même pas leur reprocher leur mobilisation, comme il a été reproché aux kabyles de s’être révoltés contre l’assassinat de Lwennas Matoub. Dans cette région fière et maintes fois ensanglantée, la vie a un sens, la banalisation de la mort et des carnages n’ayant pas réussi à s’y implanter, fort heureusement.

 Pour finir d’implanter le décor macabre, les déclarations du commandement national de la gendarmerie et celles du ministre de l’intérieur qualifiant le jeune Massinissa de voyou de 26 ans, étaient plus un appel pour des émeutes, que des tentatives d’apaisement des esprits. Au lieu de se déplacer sur les lieux du crime, et prononcer les premières sanctions, les représentants du pouvoir ont profité de cette profonde détresse pour tenter de rétablir les équilibres au sein du système : faire partir Bouteflika, pour les uns, et la consolidation de son règne, pour les autres. Cette fois-ci encore, les mécanismes du sérail ont bien fonctionné, au détriment des aspirations de la Kabylie.

A la lumière de ces faits, il ressort que l’aggravation des événements est imputable au pouvoir qui a joué à fond la carte du pourrissement pour, puisque l’occasion s’y prête, normaliser une région dont la discordante voix (et voie) est trop pesante dans un climat d’une scélérate concorde nationale. Ce bastion des luttes démocratiques et identitaires devait courber l’échine, afin de laisser la place à un retour en force des caciques du Fln lors des futures échéances électorales(que la Kabylie boycottera à coup sûr, tant que ses revendications ne sont pas satisfaites), dans la perspective du lancement du tout terrain « Mouvement pour la Concorde Nationale », MCN. Cela avant même la création de mouvement de Larach qui venu des semaines après pour remédier à cette situation.

Au moment où la répression était à son apogée, les gendarmes tirant à balles explosives (qui ne se souvient du crane de ce jeune d’où jaillissait une précieuse substance cervicale ?!) sur des jeunes à torses nus (l’image est impressionnante et édifiante), il fallait rompre ce cycle de violence et arriver à une gestion plus ordonnée de la contestation, politiquement plus efficace, en formalisant les revendications dans un cadre politique rassembleur. Un cadre qui se devait de répondre aux attentes de toute la Kabylie dans une unité d’actions retrouvée. Justement, ce cadre là faisait défaut, une carence payée au prix de vies humaines. Contrairement aux idées préétablies, au summum de la répression, en Kabylie aucune structure politique traditionnelle n’a réussi à se mettre au diapason de la rue. Ni le RCD, englué dans une logique de compromission et de collaboration avec le pouvoir de Bouteflika, ni le FFS, qui n’arrivait pas à se départir de ses accointances avec les Islamistes, n’ont su ou pu comprendre la profonde et subtile mutation que vivait la région ; une région dont la révolution était portée par des jeunes nos structurés politiquement, et qui n’avaient que les chansons de Matoub pour école, avec un slogan fétiche, leur philosophie de la vie qui se résumait à : « puisque on est déjà mort, pourquoi craindre alors la mort ? ». Une stridente remise en cause de toute la trajectoire de ces quarante années d’une indépendance confisquée. Leurs querelles partisanes, et leur éloignement des préoccupations de la Kabylie, motivé par un virtuel destin national, résultat d’une obsessionnelle quête du pouvoir, avaient déjà occasionné une fracture entre leurs structures et le peuple, notamment avec le départ massif de cadres et de militants. L’exemple le plus édifiant de ce divorce, reste le RCD qui était dans un gouvernement qui tirait sur des jeunes; anesthésié par ses calculs politiciens, Sadi ne s’est résigné à quitter ses strapontins, qu’après dix jours du début des sanglants événements : les dix jours les plus meurtriers. Quant au MCB, les déchirements qui le minaient depuis une décennie ont eu raison de ses formidables capacités de mobilisation et de résistance. Encore une fois, ce sont les divergences partisanes qui en sont la cause, alors que l’écrasante majorité est acquise pour un projet de société moderne prenant en charge la dimension identitaire amazigh. 

La situation était-elle qu’il fallait trouver une solution de rechange, pouvant permettre de rassembler toute la Kabylie autour de ses victimes qui continuaient de tomber, en donnant un sens à leur suprême sacrifice. De là, après le constat de carence, le retour aux sources s’est imposé de lui-même (Adar Iteddu s Azar, dit l’adage). L’idée de départ, c’est que chaque comité de village, Les Tajmaat, prenne en charge ses jeunes, pour qu’ils ne se fassent pas massacrer par les gendarmes. Ces comités ont toujours existé, depuis la nuit des temps, et ont constitué, pendant la période du parti unique, une structure indépendante, nonobstant les vaines tentatives de domestication. Pour être efficace, il fallait qu’il y’ait une coordination entre les villages, les brigades se trouvant dans les chefs-lieux des communes. La jonction s’est faite avec les comités de quartiers qui ont été créés dans la foulée de ces événements, pour donner des coordinations communales, à proportion de un à deux délégués élus(c’est selon les coordinations), lesquelles se sont retrouvées pour constituer les coordinations de Daïras, avant que la coordination de wilaya(deux délégués élus pour chaque commune) ne voit le jour, puis l’Inter wilayas, une sorte de parlement de la Kabylie. Dans cette logique de regroupement, sur la base de la démocratie participative, les comités de villages ont réactivé la coordination inter-villages, à savoir Larach (du singulier Larch). Nous devons signaler que, accompagnant la vie des Tajmaat, les Larachs, qui n’ont jamais été délaissés par l’usage et la coutume kabyles, et que contrairement à ce qui a été rapporté dans votre dossier, ont toujours été un lieu de concertation et de prise de décision, surtout politique. Leur convocation en assemblée était motivée par le règlement d’affaires concernant les Tajmaat, donc les villages constituant Larch ; leurs compétences d’attribution allaient des amendements à apporter au droit coutumier et de leurs adoptions, aux tentatives de conciliations entre deux parties en conflit, de procéder au règlement/ jugement des affaires dont la conciliation a échoué, etc. On est loin de ce rôle « archaïque et rétrograde » que lui assigne l’auteur de l’article « une population en otage ». En sus de cela, en quoi est-il dangereux de redynamiser ces structures traditionnelles, dans la perspective d’un combat citoyen. En général, les structures valent par ce qu’elles portent, et par ceux qui les portent. Même les canaux d’expression les plus « modernes », les partis politiques et associations, n’ont pas échappé à la règle de la perversion, dès qu’il était question qu’ils servent de vecteurs porteurs de projets « totalitaires, archaïques et rétrogrades ».

Les coordinations(CADC à Tizi-Ouzou, CIC à Bejaia, pour les plus importantes) mises sur pied, avec un fonctionnement horizontale pour éviter la caporalisation du mouvement, la contestation canalisée, s’exprimant à travers des marches populaires, des sit-in, des meetings, le dialogue interne instauré comme règle dans des conclaves, véritables leçons de démocratie, à faire pâlir plus d’un parti politique, la sauvegarde des vies humaines pour le moment garantie, l’objectif suivant consistait en la formalisation d’une plate-forme de revendications, ce qui fut fait à la commune de Illoula, avec la première plate-forme, avant qu’elle ne soit amendée et renforcée à Leqser. Présentement, dans cette Algérie qui guète un hypothétique pôle démocratique, la plate-forme de Leqser est le soubassement d’un projet de société moderne et démocratique. Ceux qui la portent oeuvrent pour le bien-être de la Kabylie qu’ils représentent et dont les revendications sont explicitées par ce texte fondateur sans la satisfaction duquel nulle solution n’est possible ; comme aucune activité officielle n’est acceptée. Loin de « l’extrémisme », cette plate-forme, surtout après son explicitation, est le minimum qu’attend un peuple de ses « dirigeants ». Ceux-là qui ont utilisé des balles explosives, n’ont pas d’autres voies pour répondre à ces exigences de vérité et de justice. Même la revendication qui choque le plus(le point d’achoppement), relative au démantèlement des brigades de gendarmerie, il suffit de faire un tour en Kabylie pour comprendre qu’il n’est plus possible que la vie antérieure à l’assassinat de Massinissa ne s’écoule comme un long fleuve tranquille. Comprendre que c’est tout le corps de la gendarmerie, le réceptacle de la colère des jeunes, qui est désigné comme le responsable du génocide du printemps noir ;  ceci avant que le professeur Issad ne vienne confirmer dans son rapport la responsabilité de ce corps, en le nuançant par la mise en avant des ordres, venant de la DRS, qui auraient empêché la transmission des ordres d’apaisement du commandement de la gendarmerie.

On ne peut pas faire comme si « le fleuve de sang », qui charriait les dizaines de victimes, ne séparait plus les deux parties : la Kabylie et le pouvoir, avec la gendarmerie comme vitrine et bouclier. Nous sommes conscients, légaliste que nous sommes, de la portée d’une telle revendication, et à l’heure du débat politique actuel, et après tant de sacrifices, notamment humain, nous ne pouvons faire l’économie d’une réflexion objective et franche quant à un statut particulier pour la Kabylie (pourquoi pas une autonomie dans la perspective d’un Etat algérien fédéral et démocratique), à la hauteur de «son importance », pour justement éviter que les revendications, à la lumière de la politique du pire qui est sciemment entretenue jusque-là par le pouvoir, n’atteignent l’irréparable : la « sécession ». Car comment comprendre et prendre les provocations actuelles des services de sécurité(arrestations de jeunes et leur incarcération, depuis le début décembre), si ce n’est comme un ballon de sonde pour tester le degrés de mobilisation actuel et, par ricochet, engager une répression féroce, ce qui ferait tout basculer ? Si vraiment on veut panser les blessures ; si l’unité nationale, dans la diversité, est notre souci premier, loin de la sauvegarde de ce système mafieux, la solution idoine est tout indiquée !

Aujourd’hui, ce qui est reproché à la Coordination de Larach, c’est son refus de « dialoguer », mettant en exergue sa volonté d’aller vers une situation de « non-retour ». Pour la vérité historique, que vaut la parole de Bouteflika et des autres hommes du pouvoir ? Comment peut-on croire un seul instant en la parole de ceux qui ont ordonné (Belkhir, en tête) de tirer sur des jeunes désarmés, et qui ont provoqué une « scission » entre les Algériens avec leur criminelle gestion de la marche du 14, où beaucoup de jeunes ont laissé leurs vies? Les exemples de ces torpilles sont pourtant édifiants, et le dernier consiste en l’appel au dialogue du 04 octobre dernier, avant que les délégués ne soient arrêtés brutalement le lendemain, le jour d’une date symbolique, à Naciria ; ils (les délégués) voulaient juste se rendre à Alger pour remettre la plate-forme au président. Comment croire en la bonne foi d’un pouvoir qui se fabrique des « délégués » pour engager un simulacre de dialogue, quelques heures seulement avant que des délégués légitimes et des jeunes ne soient arrêtés et traduit devant des magistrats instructeurs, en des délais éclairs, les inculpant de « attroupement », « destruction de bien publics », etc., des chefs d’inculpation dont les peines encourues sont lourdes. A vrai dire, le dialogue est la solution des « sages », des « civilisés » quand ce langage est compris et parlé par toutes les parties. Quand il est utilisé pour saborder un mouvement pacifique et citoyen, dans la perspective de la pérennité d’un pouvoir illégitime, il ne peut que susciter rejet et/ou méfiance.

Si le pouvoir veut vraiment régler « le problème kabyle » ; si vraiment panser les blessures est son objectif premier; si l’unité nationale, dans la diversité, est son souci principal, loin de la sauvegarde de ce système mafieux, la solution idoine est tout indiquée et à sa portée :

1-Reconnaître publiquement la légitimité de la plate-forme de Leqser, en s’engageant à satisfaire les revendications dont elle est le socle ;

2-S’engager solennellement pour un statut de langue nationale et officielle pour Tamazight dans la future constitution ;

3-Annoncer le départ des brigades de gendarmerie et leur remplacement par un corps civil national de sécurité ;

4- Accorder un statut pour les victimes décédées et blessées ;

5- Prendre des sanctions administratives et le jugement(ce n’est pas la peine d’ordonner des instructions judiciaires, si c’est pour demander l’identification de l’origine de la mort des jeunes, en versant les autopsies concluant à des morts balistiques) des responsables directes(les gendarmes qui ont tiré et identifiés, les chefs de brigades, les commandants des secteurs militaires de Tizi-ouzou, de Bejaia et de Bouira, etc.) et politiques (les généraux Larbi BELKHIR, Smain LAMARI et BOUSTILLA).

Pour la satisfaction de ces cinq points, la situation critique que nous vivons exige un acte/mesure hautement politique qui relève de la seule volonté (oui volonté !) du président, et qui ne nécessite aucunement d’avoir des interlocuteurs, Larach ou pas, autour de sa table.

Cette solution, unique démarche pour un retour à la « vie normale », qui va dans le sens de la reconnaissance de la responsabilité politique du pouvoir, rend mal à l’aise ce pouvoir qui n’est point habitué à travailler dans la transparence, la considérant comme une « abdication » devant ternir son « autorité ». L’histoire a montré que toutes ses actions sont frappés de l’estampille de la torpille, de la basse manœuvre, ce qui ne le rend point crédible ; encore moins pour être au rendez-vous des événements majeurs que vit le pays.

Notre conviction est que ce pouvoir, en nourrissant ce climat de tension par l’omnipotente répression, portera la responsabilité historique du pourrissement de la situation en Kabylie. Les Larach étant acculés à la défensive devant un arsenal répressif de tout un pouvoir qui préfère investir dans le « sécuritaire et le renseignement », que dans l’éducation et le plein-emploi, doivent comprendre que leurs seules armes restent leur légitimité ainsi que leur lutte pacifique, source de légitimité de leurs actions ; la Source de consécration de leur sacrifices pour les « Dignité, justice et identité ». La communauté internationale, même en étant occupée à pourchasser Ben-Laden et ses sbires, a déjà pris acte et de l’engagement du mouvement citoyen pour le triomphe des valeurs de modernité et de démocratie, et de la nature anti démocratique de ce pouvoir. Comme elle a déjà statué sur le sort à réserver aux dictateurs : la Cour pénale internationale de justice, qui ne saurait tarder à entrer en fonction ; et là, aucun accord d’association, paraphé, signé ou ratifié ne saurait retenir la volonté des peuples à disposer de leurs avenirs.

Souvenons-nous de ce que nous disait le poète : « personne n’est au dessus de nos souffrances et de nos douleurs». Ni Bouteflika, ni Belkhir, ni Médiène /Toufik, ni…

                                                                                                              

Par Salah HANNOUN

Avocat

 

PS. : Article Publié dans la revue française « Passerelles » en juillet 2002

 

                                                               

 

                                                   

                                                                                      

 

 

Publié dans Tasartit - Politique

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