"Solitude,ma mère!"

I Kem,

Copyright: (Photo D.R.)
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I Kem a Nna Mahjuba, a Babah-nney;
I kem a tayemmatt, a tamdakult n usefru;
I kem a tucbiht n wussan;
I kem a tafat n webrid-iw, a tadsa n wudem-iw;
I kem ay udem n tudart zeddigen d yisar;
I kem,
Tamurli-iw tezga d tin id yesnat ufus-im;
Ass-agi, udem-im yekkes seg wallen iw akken ad yejjujeg deg ulawen;
Ar tufat, anda ma yur uzar-im tara;
Hemlar-kem seg wul yeggujlen, yettrun...

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Hommage à Slimane

Slimane Scouti
Copyright: (Photo D.R.)
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I KECC A SLIMANE
(*)


Mon ami Slimane Scouti est décédé, hier soir, dans un accident de ciculation, près de Djelfa. 

Ce digne fils du Mzab, militant de Tamazirt et de la démocratie, était - et restera- un homme de valeurs, un réceptacle des beaux principes. 

Sa disparition est une grande perte : celle d'un homme humble, Ã  l'immense générosité humaine...

En cette occasion triste, mes pensées vont à sa famille, sa femme et ses enfants, ses parents et ses frères. Qu'ils trouvent ici transcrite l'expression de ma profonde amitié. 

Là où il est,que Slimane repose en rébellion, qu'il continue son combat, à un autre niveau, comme il a toujours su le faire, durant toute sa vie: une vie de dévouement et de luttes pour les causes justes.

Slimane, tu me manqueras.
Tu me manques déjà!

Ar tufat ay amdakul n tidett!

Seg wul!

Salah 

(*) = Pour toi Slimane 

Asefru ...


SOLITUDE ...


"... Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,

Vains objets dont pour moi le charme est envolé;


Fleuves, rochers, forêts, solitude si chères,

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... "

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In l'Isolement de Lamartine
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****
*
Une autre chance...

Dépose ici et maintenant
la tombe que tu portes,
Et donne à ta vie une autre chance
de restaurer le récit.
Sort donc de ton Moi
vers un autre Toi,
de tes visions vers tes pas vis,
que la vie t'entraine à la vie...

***********************
In Une autre chance,
de feu Mahmoud Darwich
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 09 2007 06:15


[Azul fell-ak a mmis n Tlelli]

 Encore un de plus! Un militant qui tire sa révérence pour partir vers une autre contrée où, peut-être, Tamazirt serait langue…universelle. Nous avons le droit de rêver, non ?

En apprenant la mort de cet auguste militant, celui qui a remis nos trajectoires dans le sens historique de l’évolution et de notre culture et de notre langue, je revois en filigrane tout ce chemin qui a été parcouru depuis la création d’Agraw n Imaziren, l’Académie berbère en 1966/1967. Que de belles choses de réalisées, mais aussi que de ruptures déchirantes, de désunions foudroyantes…Je revois cette dernière lettre que j’ai reçu un certain matin de Tafsut de 1994, avec une écriture hésitante et approximative, conséquence d’une maladie irréversible qui s’est acharnée sur sa frêle silhouette ; un acharnement qui ressemble à celui de cet arabo-islamisme qui nous accable, même si sa résistance dépend de nos divisions.  Dda Mohand me disait qu’il « pouvait se reposer paisiblement, la conscience tranquille, maintenant que Tamazirt réunissait dans son  giron des milliers de jeunes kabyles Â», avant que ces même jeunes, fierté de notre digne et frondeuse Kabylie, ne réussissent à déclencher l’étincelle de la révolution des genêts.

Je revois ce jour du 20 avril 1995, lors de la création du comité de soutien à Dda Mohand à Alger, qui était en butte à l’époque au refus des autorités algériennes de lui délivrer un passeport pour lui permettre de rentrer dans sa Kabylie ; faut dire que, pour lui faire payer son militantisme en faveur de la langue Tamazirt, le pouvoir algérien refusait de lui délivrer ce document qui lui revenait de droit. En refusant le laisser-passer qui lui était proposé, Dda Mohand tenait à jouir pleinement de ses droits civiques, desquels il n’a pas été déchu ; idem pour nous tous qui dénoncions cette énième atteinte à la liberté de circulation que la loi fondamentale et les conventions internationales garantissent. Nous avions réussi, et Dda Mohand a pu rejoindre Taguemount-is, son village natal qui se perche en face du majestueux Djurdjura. Mais après, il fallait le rétablir dans ses droits : obtenir un logement, une pension, son attestation communale d’ancien maquisard, lui le capitaine de l’ALN que les registres du pouvoir algérien n’ont pas recensé sciemment. Ce fut un combat lourd, tracasseries bureaucratiques et abus de pouvoir obligent.

Son comité de village et quelques associations culturelles de la Kabylie ont conjugué leurs efforts pour aider celui qui a eu le courage et la lucidité politiques de crier haut et fort : « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu Â». Pourtant, Dda Mohand devait repartir en Angleterre, dans sa British Kabylie insulaire, réceptacle de son engagement durant de longues années, pour suivre des soins lourds que « l’Algérie fière et digne Â» des Boutef and co ne pouvait lui prodiguer ; comme elle n’a pas voulu lui assurer son droit à sa langue, sa culture et son identité amazirs, les nôtres !

Dda Mohand est donc parti à un moment où la Kabylie s’est engagée dans son ultime combat. Sa survie en tant que peuple cultivant ses particularités politique, identitaire et culturelle,  dépendant de son autonomie politique, la voie idoine pour la réhabilitation de toutes ses racines, en mettant en exergue le combat de valeureux combattants de la Liberté comme Dda Mohand, avant qu’elle ne se laisse choir sur les récifs d’un arabo-islamisme nihiliste.

Aujourd’hui, nous n’allons pas pleurer le départ timide de notre symbole de lutte, mais nous penserons plus à continuer son combat, à le consolider en réunissant les forces kabyles autour des aspirations des victimes du printemps noir kabyle.

Depuis avril dernier, date de l’assassinat de Massinissa GUERMAH et des 106 autres jeunes, nous scandons « Ulac Smah Ulac Â» pour les fossoyeurs de l’innocence et de notre espérance, et à ceux qui ont exilé Dda Mohand des décennies durant (ils n’ont pas changé depuis, les Belkhir et autres Messadia…). Aujourd’hui notre leitmotiv est : Â«Ulac Tatut Ulac Â», pas d’oubli !

Repose en paix Dda Mohand, tu rejoindras tes compagnons de lutte dans leur dernier refuge(en compagnie des chants mémorables de Tawes Amrouche), dernier rempart contre le Baâthisme, l’islamisme, la gabegie…A nous d’être à la hauteur de votre engagement et de votre détermination ; ce qui n’est point évident, mais on fera tout de notre cÅ“ur : Seg ul !

Seg ul bu cwami.

Maître Hannoun,

Avocat défenseur des droits humains

Par Maître Hannoun - Publié dans : Tamurli-iw / Mon regard
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Bretagne, Kabylie ...

A l'Est de la Bretagne,
A l'Ouest de la Kabylie...


Copyright: (Photo D.R.)


Nos amis Bretons, en parlant de Paris, disent:
 "Paris, à l'est de la Bretagne, Breizh..."
Nous, en Kabylie, on dit:
"Alger, à l'ouest de la Kabylie".
Dans les deux cas, ce sont nos régions à fortes identités qui deviennent
des repères d'identification pour les capitales, non pas le contraire.
Les Jacobins, de Paris ou d'Alger, n'apprécieront point.
Comme nous n'avons jamais apprécié ce déni identitaire
qui fait d'une capitale un centre du monde.
Au détriment de nos séculaires identités/régions...
A galon!


Copyright:(Photo D.R.)

Awal / Citation

Quand les choses vont mal…

Quand les choses vont vraiment mal, comme elles savent si bien le faire quelquefois.

Quand la route sur laquelle tu chemines péniblement semble s'achever au somment d'une colline.
Quand les fonds sont bas et que les dettes culminent, tu voudrais sourire et tu dois pousser des soupirs.
Quand le souci te pousse dans la déprime.
Repose-toi si tu veux mais n'abandonne pas.
La vie est si étrange avec ses revers et ses détours comme chacun de nous a pu l'apprendre un jour.
Ceux qui ont été abattus par un échec auraient pu réussir s'ils avaient persévéré.
N'abandonne pas même si tout te semble aller lentement, car un autre souffle peut apporter la réussite.
Le succès n’est que l'envers de l'échec et tu ne peux jamais savoir à quelle distance se trouve le but,
Qui peut être très proche alors qu'il te semble lointain.
Aussi, continue la lutte au plus fort du combat,
Car c'est quand tout te semble perdu que tu ne dois pas abandonner.

Dda Lmulud At Maamar / Mouloud Mammeri

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"L'éternelle question consiste à savoir si en donnant aux autres un peu de soi-même,
nous ne le faisons pas pour avoir une meilleure idée de nous-mêmes..."
Krzysztof Kieslowski, "Le cinéma et moi", les éditions Noir Sur Blanc

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"J'ai vu des gens résister à la torture et fléchir face à l'attrait du luxe et tu confort..."
Kateb Yacine
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